|
||||||
|
Les phénomènes liés à la globalisation, parmi lesquels les mouvements migratoires, conduisent des personnes de culture et de religion très diverses à une convivialité rapprochée, à certains égards fascinants, mais pas toujours libres de tout conflit. Une telle réalité, devenue désormais quotidienne, réveille l'intérêt pour le dialogue. En tant que chrétien, nous pouvons lire cela comme une chance qui incite à ne pas reléguer la religion dans la sphère du privé et à aller en profondeur dans notre propre identité de foi. Environ 400 personnes de 29 nationalités - jeunes, adultes et famille - ont participé à la Fête de Printemps, qui se déroule au Centre International de Formation à Solothurn. Le thème du forum était : "Dans le secret du dialogue au carrefour des religions et des cultures". Pour cette occasion avait été invité l'évêque de Bâle, Mons. Kurt Koch, Président de la Conférence Épiscopale Suisse et expert dans le dialogue œcuménique et interreligieux. Parmi les demandes que les participants ont faites, ont pu apparaître les contradictions de la société actuelle, représentées par les oppositions entre le relativisme et le fondamentalisme, le syncrétisme religieux et le refus a priori de la foi de l'autre, le sécularisme et l'instrumentalisation de la religion à des fins politiques. Dans ce contexte, l'évêque a proposé comme chemin celui d'une juste séparation entre religion et pouvoir politique dans l'effort civil des chrétiens pour promouvoir la réconciliation sans oublier la recherche de la justice, mais surtout un chemin d'approfondissement de notre foi chrétienne, qui peut nous rendre universellement ouvert à tous les hommes, à la suite du Christ crucifié et ressuscité. C'est dans le Baptême et dans l'Eucharistie que nous recevons le don d'un amour invincible que nous sommes appelés à transmettre au monde. Durant la fin de la semaine on a enregistré une grande participation aux célébrations eucharistiques présidées par les P. Gabriele Bortolamai, P. Pino Cervini, scalabriniens, et par Don Emeka Okite, nigérien. Les participants, parmi lesquels des émigrés et des réfugiés chrétiens provenant de pays touchés par des conflits (Iraq, Érythrée, Nigéria, Congo, Syrie, ex-Yougoslavie...), ont continué la recherche dans des échanges de groupes, dans la connaissance d'initiatives d'accueil et dans le rapport direct avec des personnes qui ont dû abandonner leur propre terre. Les plus jeunes ont pu exprimer lors d'un concert leur ouverture à la beauté musicale et artistique des différentes cultures. C'est surtout aux jeunes, avenir de l'Église et de la société, que s'adresse le chemin de formation des Centres Internationaux afin de contribuer à la transformation de l'humanité dans l'unique Corps du Christ, avec la richesse de la diversité de tous les peuples. |
||||||